Merci à Marie-Joe pour l'article... Lien ICI Feillu chez Cofidis : pas encore signé
Contrairement à ce qu'annonçait hier le quotidien « l'Equipe », Romain Feillu n'a pas encore officiellement signé chez Cofidis. « On est bien en contact très avancé avec leur directeur sportif Eric Boyer, mais ce n'est pas finalisé, confiait hier après-midi, Brice Feillu, lui aussi sur les tablettes de l'équipe française. Je sais que Romain aimerait être fixé avant le départ du Tour de France. Pour ma part, je ne suis pas pressé. »
NR du 30/06*****
Les frères Feillu vont vite
Que ce soit Romain en 2007 ou Brice en 2009, les frères Feillu, au-delà de leur lien de parenté, ont, dans leur carrière de cycliste, un trait commun. L'un comme l'autre, au moment d'aborder leur premier Tour de France, y sont confrontés avec l'étiquette de néo-pro, sans expérience sur une course de trois semaines. Les deux coureurs d'Agritubel ont sauté les étapes pour arriver sur le Tour plus rapidement que de coutume. Tout cela au risque de se brûler les ailes ?
Qu'on ne s'y trompe pas, débuter ses expériences de Grands Tour en France, n'a rien d'exceptionnel. D'autres l'ont déjà fait avant Romain et Brice Feillu, et d'autres devront le faire après eux. La où les statistiques deviennent plus rare, c'est lorsque l'on s'intéresse aux fratries. Si les pensées s'orientent instinctivement vers Frank et Andy Schleck, c'est pourtant une erreur. Frank, avant de s'imposer au sommet de l'Alpe d'Huez, avait déjà une Vuelta et un Giro dans les jambes. Andy, qui participait l'an dernier à son premier Tour de France, avait aussi l'expérience d'un Tour d'Italie qu'il avait terminé second. Voir deux frères débarquer l'un après l'autre sur la plus grande course du monde sans références ultérieures, c'est donc déjà un petit évènement, et là Romain et Brice se distinguent. Mais ce qu'il y a de plus exceptionnel chez ces garçons originaires de l'Eure-et-Loir, c'est de voir dans quelles conditions ils sont arrivés à cette première participation : en tant que néos-pro.
Des néos-pro sur le Tour
En 2007, Romain Feillu a 23 ans. Fraîchement auréolé de sa médaille d'argent aux championnats du monde espoirs, c'est donc un jeune plein de talents qui s'engage avec la formation Agritubel. Il ne fait aucun doute que cet excellent sprinteur sera, dans les années à venir, un renfort de choix pour le clan français sur le Tour de France. Cette même saison, Romain s'impose sur les boucles de l'Aulne et enlève une étape au Tour du Luxembourg. C'est alors que tout s'enchaîne. Après seulement six mois passés dans les rangs professionnels, Romain Feillu est à Londres, au départ du Tour de France. En 2008, un autre Feillu apparaît dans la formation Agritubel. On sait Brice compétitif. Une fois de plus, imaginer voir Brice aux côtés de son frère dans un futur proche n'est pas improbable. Et la, encore une fois, la famille Feillu passe le film en accéléré. Dès sa première course (Paris-Corrèze), il prend la deuxième place du général. Ses résultats et son comportement en course depuis 2009, sans pour autant être exceptionnels, lui permettent de gagner la confiance de son staff. A 23 ans, encore marqué du statut de néo-pro, comme son frère deux saisons plus tôt, il est sélectionné pour son premier Tour.
Faut-il vraiment brûler les étapes ?
Le destin des deux frères sur le Tour est étonnant c'est vrai. On savait les deux garçons doués, mais de là à les voir sur le Tour dès leur première année professionnelle, il y a une différence. En y repensant, est-ce vraiment un bien ? Les exemples démontrant que les directeurs sportifs hésitent à lancer leurs jeunes coureurs trop tôt sur la Grande Boucle regorgent : Thomas Lövkvist, Pierre Rolland, Jurgen Van Den Broeck, Robert Gesink, sont autant de coureurs à avoir attendu une saison avant de venir rouler sur cette compétition. Car, à y regarder de plus près, Romain n'avait-il pas abandonné dès la 8ème étape de son premier Tour, Rémy Di Grégorio, qui aurait sûrement pu attendre une saison de plus, ne s'est il pas lui aussi retrouvé chez lui plus tôt que prévu ? Arriver au plus vite sur le Tour de France s'est bien, mais attention à ne pas brûler les étapes...
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le 01/07/09(merci à Anne...)