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Les frères Feillu sur le Tour de France

Quels seront les neufs coureurs d'Agritubel, au départ du Tour de France2009 ? Si David Fornes et Denis Leproux, respectivement manager général et directeur sportif de l'équipe basée dans la Vienne, ménagent le suspense, ils ont déjà livré quelques infos.
Sauf coup dur dans les semaines à venir, trois coureurs sont sûrs d'être sélectionnées : Christophe Moreau, David Le Lay et Maxime Bouet. Quatre autres sont qualifiés de « probables », à savoir Sylvain Calzati, Eduardo Gonzalo, mais aussi Romain et Brice Feillu. « Même s'il est néo-professionnel, Brice nous a prouvé, sur le Tour des Asturies et aux Quatre Jours de Dunkerque, qu'il encaissait bien les jours de course », affirme Denis Leproux.
Trois et quatre qui nous font sept... Il reste donc deux places à prendre, pour six candidats au total : Freddy Bichot, Yann Huguet, Christophe Laurent, Geoffroy Lequatre, Anthony Ravard... et Nicolas Vogondy. Les dirigeants d'Agritubel ont-ils décidé de « piquer » le porteur du maillot tricolore, à quelques jours du prochain championnat de France ? En tout cas, Nicolas Vogondy qui courra les Boucles de la Mayenne (du 18 au 21 juin), en compagnie de Brice Feillu, n'a pas encore son billet en poche.

O.A
NR du 16/06

# Posté le mercredi 17 juin 2009 14:59

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« Je rêve de reporter le maillot jaune »

Le jeune sprinter reste l'une des meilleures cartes françaises pour remporter une étape et endosser de nouveau le maillot jaune. Un luxe par les temps qui courent. Jeune et opportuniste, le pitbull d'Agritubel a les crocs pour défier la concurrence.

Planète Cyclisme : Au départ de Monaco, rêvez-vous de porter le maillot jaune comme l'an passé ou préférez-vous une première victoire d'étape ?

Romain Feillu : « Je n'ai porté le maillot qu'une seule journée lors d'un contre-la-montre à Cholet. Alors j'aimerai de nouveau l'avoir ce maillot jaune. C'est un souvenir extraordinaire. Du jour au lendemain, tu te retrouve propulsé sur le devant de la scène. C'est assez incroyable. A choisir, je préfère porter le maillot jaune pour revivre ces moments. Mais j'aimerai l'avoir dans d'autres conditions. Sur une étape de plaine par exemple, où je pourrai peut-être le défendre avec mon équipe autour de moi. Sur le chrono, je n'avais aucune chance. Alors que sur un autre profil de parcours, je me dis que j'aurai plus de chance de le garder. »

Médiatiquement, le Tour vous a apporté beaucoup, car votre palmarès reste bloqué sur des courses moins exposées. Comment interprétez-vous cela ?

« C'est clair que la victoire d'un tour de Grande-Bretagne (07) n'a rien à voir. Mais je comprends qu'on apporte du bonheur aux supporters sur le Tour quand on porte le maillot jaune ou si on gagne une étape. C'est pour cette raison que cette année je veux terminer la Grande Boucle. Car en 07, j'avais abandonné tellement j'étais fatigué, à Tignes. L'an passé, à Montluçon, même chose. J'avais quitté la course à 4 jours de l'arrivée à Paris. Mon objectif, c'est aussi de terminer le Tour ! »

Dans quelles conditions et quel état d'esprit arrivez-vous ?

« Au sortir du Tour de Picardie, j'avais retrouvé du fond. Ma victoire sur la 2e étape m'a fait du bien. Elle me permettait d'ouvrir les compteurs. Ensuite, j'ai enchaîné sur Plumelec, les Boucles de l'Aulne à Châteaulin, le Tour du Luxembourg ; les Boucles de la Mayenne et le Championnat de France. Programme classique qui me permet d'arriver avec 45 jours de courses au Tour. Je suis en bonne condition et j'ai été épargné par les pépins physiques. »

Est-ce un handicape pour vous de ne pouvoir vous mesurer à la concurrence sur le Dauphiné, où l'équipe n'est pas invitée ?

« Je ne sais pas. Mais on peut regretter de ne pas y être. A quelques semaines du départ de la Grande Boucle, les meilleurs coureurs sont sur le Dauphiné et pas seulement ceux qui vont courir pour le podium à Paris. Cela m'aurait permis de mieux me situer par rapport à certains, d'être dans un rythme de course sur des profils plus difficiles aussi. Ce type d'épreuves permet de se rassurer ou au contraire de travailler dans l'urgence à deux semaines du départ. Ce ne sera pas le cas pour moi et l'équipe Agritubel va donc aborder ces trois semaines différemment. »

Quel bilan tirez-vous de votre première partie de saison ?

« La réussite n'a pas été au rendez-vous. J'ai progressé cette saison dans un domaine qui n'était pas le mien jusqu'alors en travaillant différemment. Je ne dis pas que je vais passer en montagne sur le Tour, mais je sais que je suis en progrès quand les bosses se profilent. Alors là où j'ai gagné en puissance pour passer dans les côtes, j'ai sans doute perdu un peu de jus pour aller plus vite dans les sprints. »

Vous n'étiez pas chaud pour le stage en montagne avec Agritubel ?

« Cela a peu d'intérêt pour moi. Je ne vais pas me transformer en grimpeur. J'ai progressé parce que j'ai travaillé plus dur dans les Alpilles cet hiver, ainsi que dans la région de Brive où il y a aussi de bonnes côtes. Ce travail va me servir sur des étapes de transition au Tour. Je pense aux parcours accidentés entre Limoges et Issoudun, une région que je connais bien. »

Cela vous permet de gagner de la confiance sur des arrivées en bosse comme au Critérium International ?

« Oui. Pour une arrivée en solitaire dans une côte, je pense que je passe plus facilement aujourd'hui. Même chose s'il y a eu une petite sélection et que j'en fais partie. Je pense que, sur une arrivée en côte, j'aurai désormais mon mot à dire. Sur Paris-Camembert, j'avais réussi à passer avec les meilleurs grimpeurs dans la côte la plus difficile. J'étais battu au sprint, mais je m'offre de nouvelles possibilités de victoires. »

Pensez-vous être respecté dans le milieu des sprinters ?

« Je ne sais pas. J'espère que oui. Mais comme je n'ai pas battu les grands sprinters cette saison, c'est difficile. Les Belges sont quand même un peu plus chauds que les autres dans les sprints et puis un garçon comme Napolitano frotte beaucoup, alors que je n'aime pas trop cela. Néanmoins, ça ne me gêne pas de taper l'incruste parmi les meilleurs sur le Tour. J'ai pris moins de risques en début de saison, car je voulais éviter les chutes. Sur le Tour, je jouerai ma carte au sprint si j'en ai l'opportunité. »

Votre équipe a aussi moins d'expérience que les grosses armadas pour vous emmener sur le Tour de France ?

"Le contexte y est à part. On y roule plus vite, les équipes sont formatées avec des coureurs spécifiques. Mais on peut toujours prendre une place à défaut d'avoir un réel poisson-pilote. »

L'équipe Agritubel a besoin de 2,5 à 3M¤ pour continuer en 2010. Si l'équipe devait s'arrêter ou s'il n'y a pas de repreneur, seriez-vous tenté par un transfert dans une grosse équipe étrangère ?

« Pour l'instant, je reste concentré sur l'équipe Agritubel où je me sens bien. Une équipe comme la Saxo-Bank ne me fait pas vraiment rêver. Je me trouve bien dans un calendrier français en fait. Je me vois mal aller courir essentiellement à l'étranger. J e n'ai pas prévu cette orientation de ma carrière. Enfin pas pour l'instant. »


Planète Cyclisme juin/juillet 2009

# Posté le samedi 13 juin 2009 06:48

Message de Romain

Message de Romain
Panne d'essence sur les routes du Vercors...

"Je suis fatigué, je n'arrive pas à suivre les collègues dans les montées tant mon corps est rincé. Du coup, je me repose et ne serait pas jeudi prochain au départ des boucles de la Mayenne afin de reprendre l'entraînement en douceur dans le but d'arriver au Tour avec plus de jus.
Comment expliquer cette fatigue ? Tout simplement parce que mon programme de courses a été plus chargé que prévu avec finalement la participation aux 4 jours de Dunkerque (6 jours en fait) et au trophée des grimpeurs en contre partie d'une programmée et promise semaine de relâche à la maison juste après le Tour du Luxembourg. Si je suis ici dans le Vercors, c'est parce que la direction de l'équipe a jugé ma présence préférable vis à vis de mes coéquipiers et de la région du Vercors qui a signé un partenariat avec l'équipe.
Prochaines courses, le championnat de France et le Tour.
@ Bientôt chers amis..."

# Posté le samedi 13 juin 2009 00:39

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Romain Feillu : « Un fragment de gloire »

Seul maillot jaune français du Tour 2008, Romain Feillu vise cette année une victoire d'étape, voire plusieurs. Défier Mark Cavendish ne l'effraie pas.
Son objectif, a terme, est de ramener le maillot vert à Paris. Interview

La France cycliste : Un an après, Romain, que te reste-t-il de ton épopée en jaune ?
Romain Feillu : « De la fierté. Ce maillot, peu de coureurs le portent. Ce sont souvent en plus de grands nom du cyclisme. Les derniers Français à l'avoir porté son Richard Virenque, Cédric Vasseur, Thomas Voeckler, Christophe Moreau, Cyril Dessel, et moi (*). Un grand champion français comme Raymond Poulidor, lui, n'a jamais eu cette chance, ne serait-ce qu'une seule fois, alors imagine un peu ! Ce maillot est une reconnaissance aussi. Aujourd'hui, chez moi, les gens m'apostrophent en me disant « mais vous êtes le aillot jaune français de 2008. » Ce maillot, il est dans ma chambre. Je le ferai peut-être encadrer en fin de carrière, à moins que je sois sacré Champion du Monde un jour. Dans ce cas-là, c'est le maillot irisé que je ferai encadrer. »

L.F.C : Ta présence au départ du Tour 2008 tenait pourtant du miracle alors qu'une toxoplasmose avait gâché ton début de saison...
R.F : « Au mois d'avril, je pensais que ma saison était morte. Mais je gagne Châteaulin le 1er juin. A ce moment-là, j'ai commencé penser au Tour. Ensuite il y a eu ce maillot jaune et vingt jours de folie avec trois 3e places aux arrivées d'étapes. Je me rappelle l'instant où j'ai enfilé le maillot, le protocole. Un grand moment. J'avais en tête des images d'Indurain en train de faire la même chose. Je me suis associé à Indurain, Merckx, Hinault... Comme eux, j'ai goûté à la magie de ce protocole. La seule différence, c'est que moi j'ai porté le maillot qu'une seule journée, sur le chrono de Cholet. J'ai apprécié, même si je n'ai pas eu droit à une sorte de parade sur une étape toute plate au sein du peloton... »

L.F.C : Quels sont tes objectifs pour le Tour 2009 ?
R.F : « Je peux d'ores et déjà faire une croix sur le maillot jaune cette année car on revient avec un début de Tour classique, c'est-à-dire avec un chrono le premier jour. Et ce n'est même pas un prologue, mais un vrai contre-la-montre de quinze bornes. L'an dernier, le Tour débutait par une étape en ligne. Ça ouvrait le champ des possibles à plus de monde pour le maillot jaune. Cette année, même en gagnant les cinq premières étapes, je ne suis pas certains de pouvoir endosser ce maillot. Mon but sera donc de viser des victoires d'étape. J'ai fait trois fois trois en 2008, ça signifie que je ne suis pas passé loin, alors pourquoi ne pas imaginer une ou deux victoire d'étape cette année si je récupère bien ? »

L.F.C : D'évidence, Mark Cavendish, la nouvelle terreur des sprints, ne te fait pas peur...
R.F : « Je pense que c'est possible de battre Cavendish. Il n'est pas à l'abri d'erreurs, comme chacun de nous. Son train un jour peut mal le lancer en sous-estimant un fort vent de face. C'est toujours possible d'être plus rapide qu'un autre sprinter. Cavendish est très fort, humble aussi, mais j'espère l'avoir quand même. Sur les trois semaines de course du Tour, tu as les moyens de te régler. Tu peux faire une erreur un jour, l'analyser, et ne pas la refaire le lendemain. L'an dernier, Cavendish possédait aussi plus de jours de course que moi en début de saison. C'était plus évident pour lui de mettre au point des tactiques avec ses co-équipiers. Mais bon, ce n'est pas le problème. Si je peux être plus fort que lui, et que tous les autres, une seule journée, cela me suffira bien ! »

L.F.C : Le maillot vert figure-t-il parmi les objectifs que tu veux chasser un jour ou l'autre ?
R.F : « C'est vraiment un objectif, mais je pense que, comme pour la Coupe de France, il ne faut pas y penser. S'il doit venir, il viendra tout seul. Point. Pour décrocher le maillot vert, il faut d'abord essayer de remporter des étapes, être toujours bien placé au sprint, mais aussi passer correctement la haute montagne. Je pense qu'un jour j'aurai les capacités de ramener ce maillot sur les Champs-Elysées. La montagne est mon gros point faible actuellement. Je progresse au fil des années. Je veux d'abord réussir à finir le Tour. Après mon but sera de continuer à progresser dans les ascensions de cols. L'an dernier, je me suis retrouvé hors délais à Montluçon suite à une intoxication alimentaire. Sans cela, je bouclais mon premier Tour de France. Au départ, je pensais tenir 10 jours, j'en ai fait le double. Je suis content de cela. Cette année je vais me préparer dans le but de le finir vraiment. »

L.F.C : Agritubel a annoncé son retrait des pelotons à la fin de cette année, est-ce évident de courir le Tour avec une équipe qui risque de s'arrêter en fin de saison ?
R.F : « Non. Le Crédit Agricole était dans la même situation l'an passé. Roger Legeay, le manager de cette équipe, avait annoncé qu'il cherchait de nouveaux partenaires. C'est ce que font nos directeurs sportifs aujourd'hui. La bonne attitude, c'est de courir le Tour en équipe. Il faut aussi être logique, les risques de se courir après son minimes car les coureurs qui seront sélectionnés seront en principe les neuf meilleurs de l'équipe. Ce sont a priori ceux qui auront le moins de difficulté à retrouver du boulot si l'équipe devait disparaître. On ne sera donc pas trop stressés au départ de Monaco. Mais les consignes des DS seront peut-être aussi moins bien suivies puisque beaucoup de coureurs peuvent aussi ne plus travailler avec eux l'année suivante. C'est un risque qui existe, malheureusement. Espérons que cela ne se produira pas. Au Crédit-Agricole, mais c'était en toute fin de saison, les coureurs roulaient parfois les uns sur les autres. Il y en avait un qui était échappé et c'était un autre du Crédit qui ramenait sur lui. Généralement, le gars qui faisait ça n'avait pas de contrat pour 2009. Il voulait sauver sa peau. C'est le spectre du chômage qui le faisait réagir ainsi. Mais je le répète, ce n'était pas sur le Tour, c'était en toute fin de saison... »

L.F.C : Si Agritubel ne devait pas repartir, il se dit que tu as déjà des contacts, notamment avec la nouvelle équipe anglaise Sky Team. Qu'en est-il réellement ?
R.F : « Je ne sais pas du tout, je ne m'affole pas par rapport à ça. Je sais que deux ou trois équipes sont intéressées et j'ai entendu dire moi aussi que Sky Team en faisait partie. Mais personne ne m'a sollicité. Maintenant, une aventure à l'étranger, et plus particulièrement en Angleterre, ne serait pas pour me déplaire. Chaque fois que je suis allé courir là-bas, il s'est passé de bonnes choses pour moi. Mais je ne tenterai pas cette expérience n'importe comment. Pour Christophe Laurent, qui ne parlait pas anglais, ça ne s'est pas très bien passé chez Slipstream en 2008. Moi, je ne parle pas la langue, je baragouine seulement. Si jamais je signais là-bas, je m'y mettrais bien évidemment, mais je ne veux pas y aller en étant esseulé. Je veux bien tenter l'aventure, mais avec un coureur en qui j'ai confiance, sur lequel je pourrai aussi me reposer le cas échéant. Partir seul dans une telle aventure, j'avoue que cela me ferait un peu peur. Mais rien n'est fait. Je n'ai pas signé là-bas. En plus, la période des transferts n'a pas encore commencé. On verra tout ça en temps voulu. »

L.F.C : Pour en revenir au Tour de cette année, aimerais-tu le disputer avec ton frère Brice, qui est néo-pro chez Agritubel ?
R.F : « Evidemment. J'aimerai bien que Brice découvre le Tour, cette épreuve si magnifique (sic), une course sur laquelle j'ai vécu de grands moments. Je souhaite qu'il en vive aussi d'aussi grands. En plus, il marche toujours très fort au mois de juillet, c'est généralement sa meilleure période de l'année. Je pense que Brice peut faire des trucs dans les étapes de montagne ou de moyenne montagne du Tour de France. C'est un grimpeur. »
Propos recueillis par Hervé Bombrun

(*) Puisque Romain remonte jusqu'à 1997 avec le maillot jaune de Vasseur, il faut également citer Laurent Desbiens, Laurent Jalabert, François Simon et Jean-Patrick Nazon.

La France Cycliste Hors série juin/juillet 2009

# Posté le vendredi 05 juin 2009 16:30

Tour du Luxembourg du 3 au 7 juin

Tour du Luxembourg du 3 au 7 juin
Agritubel:
Emilien-Benoit BERGES
Steven CAETHOVEN
Rémi CUSIN
Romain FEILLU
Nicolas JALABERT
Yoann LE BOULANGER
Geoffroy LEQUATRE
Anthony RAVARD

Prologue: Luxembourg - Luxembourg 2,700 km
1er Gregory RAST (ASTANA)
2e Jonathan HIVERT (SKIL SHIMANO) à 0,02"
3e Romain FEILLU (AGRITUBEL) à 0,04"
4e Assan BAZAYEV (ASTANA) à 0,05"
5e Gustav Eric LARSSON (TEAM SAXO BANK) à 0,06"


"21h58. Je suis très content de ma soirée: 3ème à 4 secondes de Rast, c'est super et ça va me motiver pour la semaine. Rien de spécial à dire sur ce parcours très compact que j'apprécie particulièrement (Jonathan aussi). Ce qui m'arrange moins, ce sont les modifications apportées pour faire un Tour sur-mesure aux frères Schleck: Suppression de bonifs, ajouts de côtes...mais bon ! c'est de bonne guerre et faudra bien faire avec. L'étape de demain et celle de Dimanche devraient me convenir et j'espère y faire de bonnes places. Jusque-là ma cheville se tient tranquille avec un peu de pommade, la forme s'annonce correcte. Alors à demain."

1ère étape: Luxembourg - Mondorf 157,4 km
1er Danilo NAPOLITANO (TEAM KATUSHA)
2e Steven CAETHOVEN (AGRITUBEL) mt
3e Tom VEELERS (SKIL SHIMANO) mt
4e Romain FEILLU (AGRITUBEL) mt
5e Tiziano DALL'ANTONIA (CSF GROUP NAVIGARE) mt

>> Général: Romain 3e à 0,04" de Gregory RAST (ASTANA)


"Bonsoir à tous,
Aujourd'hui, c'est arrivé au sprint... mais avant cela s'est produit une belle lutte sur cette difficile étape ; les échappés (Jaja y était notre représentant) étaient contrôlés par Astana (l'équipe du leader) mais le team "Saxo Bank" avec les frangins Schleck à sa tête a durci la course à plusieurs reprises lors de dures ascensions. De mon côté j'ai réussi à m'accrocher (non sans peine) lors de leurs vives accélérations.
Les fugueurs ont été revus dans les 15 derniers kilomètres et c'est au sprint que la victoire s'est jouée. Victoire de Napolitano devant Steven Caethoven, Tom Veelers et moi.
Un peu déçu ce soir de repasser si proche de la victoire mais je compte sur une autre arrivée au sprint pour tenter de lever les bras.
A demain !"

2e étape: Schifflange - Differdange 187,3 km
1er Andy SCHLECK (TEAM SAXO BANK)
2e Matti BRESCHEL (TEAM SAXO BANK) mt
3e Aitor GALDOS ALONSO (EUSKALTEL) mt
4e Marco MARCATO (VACANSOLEIL) mt
5e Geoffroy LEQUATRE (AGRITUBEL) mt

>> Romain 18e à 27"
>> Général: 18e à 26" de Assan BAZAYEV (ASTANA)

>> 1er du classement par points


"Pourtant les jambes étaient bonnes...
Je termine cette étape en tête du peloton ; deux groupes se sont formés à l'avant et je les ai loupés de très peu, un peu déçu donc. Geo Lequatre termine devant, il prend la 5ème place et est 7e au général ce soir, quand à moi je pointe 18 e au général.
J'espère une belle issue sur une des deux prochaines étapes. A demain !"

3e étape: Wiltz - Diekirch 185,3 km
1er Franck SCHLEK (SAXO BANK)
2e Andreas KLODEN (ASTANA) à 6"
3e Matti BRESCHEL (SAXO BANK) à 1'39"
4e Marco MARCATO (VACANSOLEIL) mt
5e Gustav LARSSON (SAXO BANK) mt

>> Romain 45e à 5'49"
>> Général: 42e à 6'05" de Frank SCHLECK (SAXO BANK)

"21h40. Très, très dure journée: De la pluie et 9° en moyenne d'un bout à l'autre de l'étape; les doigts gelés avec ou sans les gants, difficile de passer les vitesses, ect...
C'est parti très costaud et je me suis bien placé au début, environ à la 12ème place pendant un petit moment, puis les jambes ont commencé à chauffer et je me suis retrouvé dans un 2ème groupe. Lorsqu'on a repris Geo Lequatre qui venait de sauter devant et qui était "arrêté", je l'ai un peu aidé, je lui ai donné un gel...et j'ai raté une accélération, me retrouvant finalement dans un troisième groupe. Je finis 45ème à 5:49, mais vu les conditions et le nombre d'abandons, je vais m'en contenter.
Car les jambes ne sont pas si mauvaises que ça, et comme il y a désormais un des frères Schleck en tête du classement général, la course demain devrait être cadenassée par les Saxobank et une arrivée au sprint est probable.
A demain, en espérant une météo plus clémente."

4e étape: Mersch - Luxembourg 160,4 km
1er Matti BRESCHEL (SAXO BANK)
2e Alexandre USOV (COFIDIS) mt
3e Marco MARCATO (VACANSOLEIL) mt
4e Geoffroy LEQUATRE (AGRITUBEL) mt
5e Aitor GALDOS (EUSKALTEL) mt

>> Romain 6e mt


Général:
1er Frank SCHLECK (SAXO BANK)
2e Andreas KLODEN (ASTANA) à 10"
3e Marco MARCATO (VANCANSOLEIL) à 1'32"
4e Matti BRESCHEL (SAXO BANK) à 1'34"
5e Assan BAZAYEV (ASTANA) à 1'59"

>> Romain 29e à 6'05"

"18h00. Dans le bus aux environs de Metz, et en route pour Autrans.
On a senti ce matin qu'un coup était possible et pouvait aller au bout selon la composition des échappés. Nous avons donc provoqué l'échappée du jour dès le départ. On pensait vraiment aller au bout et nous n'avons pas ménagé nos efforts pour tenir jusqu'au sprint. Derrière, Saxo Bank contrôlait à bonne distance. Malheureusement pour nous l'équipe Euskatel qui avait un représentant devant dans le final assuré de faire 3, a roulé pour en placer un autre (qui fait 5). Dommage... On se fait donc reprendre et malgré tout, Anthony Ravard m'a lancé pour le sprint; mais avec les efforts de l'échappée, je n'ai bien sûr pas pu faire mieux que 6ème.
Globalement, je suis content, la forme est là. A nous maintenant de bien gérer le stage à Autrans pour qu'il nous soit profitable en vue du Tour. Nous y serons demain après une étape ce soir à Grenoble.
Merci pour vos encouragements, et à bientôt."


***PRESSE***

Romain Feillu sur le Tour du Luxembourg

Romain Feillu participe, cette semaine, au Tour du Luxembourg. « Hormis le prologue, court et musclé, programmé aujourd'hui, les quatre autres étapes seront autant d'occasions offertes aux baroudeurs », annonce le site internet d'Agritubel. Romain Feillu s'est déjà illustré sur cette épreuve : vainqueur d'une étape en 2007 et 2e d'une autre l'an dernier.

NR du 3/06


***

Tour du Luxembourg : Romain Feillu 3e du prologue

Romain Feillu a réalisé un bon prologue, hier à Luxembourg. Le coureur loir-et-chérien de l'équipe Agritubel a bouclé les 2,7 kmen 3'50''. Il s'est classé troisième, tout près du Suisse Grégory Rast (Astana, 3'46'') et du Tourangeau Jonathan Hivert (Skil-Shimano, 3'48''). Première étape en ligne, aujourd'hui, entre Luxembourg et Mondorf (157km).

NR du 4/06


***

Feillu quatrième au Luxembourg

Le Loir-et-chérien, déjà troisième, mercredi du prologue du Tour du Luxembourg, a terminé hier à la 4e place de la première étape, entre Luxembourg et Mondorg (157km). Le coureur d'Agritubel a pris la 4e place d'un sprint gagné par l'Italein Napolitano, et reste troisième du général.


NR du 5/06


***

Romain Feillu 18e au Luxembourg

Troisième mercredi, quatrième jeudi... Hier, Romain Feillu a terminé 18e de la deuxième étape du Tour du Luxembourg, à 27'' du vainqueur du jour, Andy Schleck. Au général, le Loir-et-chérien de l'équipe Agritubel se classe également à la 18e position à 26'' du leader de l'épreuve, le Kazakh Assan Bazayev. Il reste deux étapes à disputer samedi et dimanche.


NR du 6/06


***

Tour du Luxembourg : Romain Feillu perd du terrain

Franck Schleck, le coureur luxembourgeois du Team Saxo Bank, a remporté la troisième étape du Tour du Luxembourg, disputée hier entre Wiltz et Dierkirch (185,3 km).
Romain Feillu, le Loir-et-chérien d'Agritubel, 45e de cette troisième étape, pointe désormais à la 42e place du classement général, avec 6'05'' de retard sur Franck Schleck.


NR du 7/06
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# Posté le lundi 01 juin 2009 14:47

Modifié le lundi 08 juin 2009 06:52

Ca s'agite en coulisses

Ca s’agite en coulisses
C'est avant le départ de Monaco que Romain Feillu annoncera le nom de l'équipe qu'il choisira pour 2010. « Pour être plus tranquille sur le Tour ! », précise Romain, qui a débuté sa carrière professionnelle chez Agritubel, en 2007. Mais ce sponsor ne renouvelle pas son partenariat avec l'équipe cycliste et aucun repreneur n'est annoncé. Alors, forcément, en coulisse, ça s'agite ! « Que des équipes françaises ! », confirme l'ex-Maillot Jaune du Tour 2008. « Bbox Bouygues Télécom ne s'intéresse pas à Romain Feillu », répond Jean-René Bernaudeau. « Par respect pour Agritubel et pour mes coureurs, je ne veux pas débaucher avant le Tour de France ! », relance Marc Madiot. Restent donc Cofidis et AG2R-La Mondiale. « Diriger, c'est prévoir », admet Eric Boyer, qui avoue être intéressé. Tout comme Vincent Lavenu, qui a déjà fait une proposition à Romain Feillu fin 2007. Mais ce dernier avait préféré continuer avec Agritubel.

Vélo Magazine juin 2009

# Posté le jeudi 04 juin 2009 05:45

Questions des supporters

Questions des supporters
Question de Krystof 28:

>> Romain, on entend de plus en plus parler de toi vers l'Angleterre, vers cette fameuse équipe Team Sky! Info ou intox?
"Il est possible qu'ils soient intéressés par mes services mais ils ne me l'ont pas fait savoir directement."

Question de Pierre 85:

>>Bonjour Romain, je trouve que tu ressembles énormément à Thomas Voeckler tant sur le plan sportif que sur le plan humain : vous avez un profil de baroudeur/puncheur (plus sprinteur pour toi) assez semblable, vous allez chercher vos victoires au mental, a la hargne" plus qu'au physique, et puis c'est un peu anecdotique mais vous avez porté le maillot jaune presque au même âge.
Sur le plan humain vous vous exprimez tous les deux avec maturité, vous ne mentez pas au public en annonçant des objectifs que vous savez irréalisables, et possédez un certain charisme qui fait de vous deux des coureurs aimé par le public français ! Pense tu que cette comparaison est pertinente et l'accepte tu ? Merci

"C'est comme un vrai compliment que je prends cette comparaison ; d'ailleurs beaucoup de monde m'a déjà dit cela... Il est exact que nous ne sommes ni l'un ni l'autre dotés de facultés hors du commun mais à force de travail, de hargne et d'intelligence en course nous arrivons à tirer notre épingle du jeu sur de belles courses. Thomas possède tout de même trois ans d'avance sur moi, il me reste "simplement" à suivre le chemin qu'il a tracé... "

# Posté le mercredi 03 juin 2009 03:20

GP de Plumelec et Boucles de l'Aulne les 30 et 31 mai

Merci à Estelle LE PRESSE pour les photos.

# Posté le samedi 13 juin 2009 00:34

Boucles de l'Aulne le 31 mai

Boucles de l'Aulne le 31 mai

# Posté le mercredi 03 juin 2009 10:31

Boucles de l'Aulne le 31 mai

Boucles de l'Aulne le 31 mai
Agritubel:
Romain FEILLU
Freddy BICHOT
Maxime BOUET
Yann HUGUET
Nicolas JALABERT
Yoann LE BOULANGER
Anthony RAVARD
Nicolas VOGONDY


1er Maxime BOUET (AGRITUBEL)
2e Anthony ROUX (FRANCAISE DES JEUX) mt
3e Mickaël LARPE (VC ROUBAIX) mt
4e Guillaume LEVARLET (FRANCAISE DES JEUX) à 02"
5e Pierre CAZAUX (VC ROUBAIX) à 17"

>> Abandon de Romain

"18h40, sur la route du retour. En début de course, vers 40 ou 45km, le peloton s'est scindé en deux et j'étais dans le 2ème groupe. L'Agritubel était bien représentée à l'avant avec 6 coureurs. Je suis donc resté tranquille dans mon groupe. Les collègues ont très bien géré et c'est un groupe de 4 qui se dispute le sprint à l'arrivée, remporté par mon collègue Maxime Bouet devant Anthony Roux, Mickaël Larpe et Guillaume Levarlet. La victoire reste donc chez Agritubel, c'est le plus important.
Sans être excellente, la forme est correcte, juste une petite douleur à la cheville (peut-être à cause de mon changement de selle). Je rentre donc ce soir à Lignières et je repartirai dès mardi pour le Luxembourg.
Alors à Mercredi les amis, pour la première étape de ce Tour du Luxembourg."



PRESSE

Romain Feillu paré pour les Boucles de l'Aulne - Châteaulin

Ses victoires à Châteaulin lui avaient ouvert les portes du Tour en 2007 et 2008. Il a pris le maillot jaune l'an dernier. Il revient avec un slogan : jamais deux sans trois !

Ouest-France. - Les Boucles de l'Aulne 2009, c'est le 31 mai. Vous êtes prêt ?
Romain Feillu. - "Ma forme n'est pas mauvaise, bien meilleure en tout cas que l'an dernier, où je sortais à peine de maladie. Depuis le début de la saison, j'ai fait une douzaine de places dans les dix premiers, trois dans les trois premiers, dont Paris-Camembert, 2 e . C'est beaucoup mieux que les autres années, mais je n'ai pas la gagne."

A quoi attribuez-vous ce manque ?
"Au manque de chance. A chaque fois les jambes étaient bonnes, mais c'est vrai que dans une étape des quatre jours de Dunkerque, j'ai levé le pied au sprint, qui partait dans tous les sens."

Vous vous présentez sur les courses avec l'aura du maillot jaune gagné à Cholet l'an dernier. Les choses sont plus difficiles ?
"Au niveau des coureurs, je ne m'en aperçois pas. Par contre, au niveau du public ou de ma direction sportive, oui. Il y a plus d'attente. J'ai plus de pression. Quand tout va bien, ça va, sinon..."

Vous aviez des difficultés en montagne. C'est toujours le cas ?
"Je me suis nettement amélioré. En début de saison, j'ai terminé 3 e au criterium international, alors qu'il y avait un col à passer plusieurs fois. Quand c'est escarpé, maintenant, je passe mieux."

Comment avez-vous vécu les semaines après Tour ?
"J'ai couru six criteriums en huit jours, c'était très dur. On voyage beaucoup, on se couche tard. J'ai dû arrêter quinze jours avant la fin de la saison. Il n'y avait plus d'essence dans le moteur."

Vous revenez sur les Boucles avec la même équipe ?
"C'est toujours Agritubel, bien sûr, mais ce sera sans Christophe Moreau, ni Cedric Coutouly qui m'avaient accompagné dans les derniers mètres en 2008. Cette année, il y aura entre autres Nicolas Vogondy, Anthony Ravard et sûrement mon frère, Brice Feillu."

Il se débrouille bien ?
"Oui, il a 23 ans, c'est sa première année de pro. Il a été classé meilleur grimpeur aux Asturies au Portugal. Il fut le gros animateur de l'étape reine des Quatre jours de Dunkerque. Il a sa place chez Agritubel."

Comment allez vous courir aux Boucles de l'Aulne 2009 ?
"On reviendra de Plumelec couru la veille. Je connais bien le circuit des Boucles, qui est inchangé. J'aborderai la course comme d'habitude, attendre, attendre, attendre, et sortir au bon moment, attaquer dans les derniers tours. Je l'ai toujours dit, jamais deux sans trois."

Site internet de Romain Feillu : http://romain.feillu.free.fr


Propos recueillis par Philippe ATTARD.
www.ouest-france.fr


(Merci Marie-Joe...)

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Cette fois, Romain Feillu est attendu au virage

Romain Feillu tentera la passe de trois dimanche sur les Boucles de l'Aulne à Châteaulin. Au sprint, dans la côte d'arrivée, il ne craint visiblement personne.
Boucles de l'Aulne, dimanche. Le sprinter d'Agritubel revient sur la terre de ses exploits. Passé le dernier virage, c'est un triplé historique qui lui tend les bras à Châteaulin.
Châteaulin et le vélo, c'est une longue histoire. Bobet, Anquetil, Darrigade, Poulidor, Merckx, Hinault et les plus Grands ont écrit, sur les rives de l'Aulne, des pages d'anthologie. C'était hier, aux temps bénis des critériums.
La nouvelle formule, celle qui garantit une « vraie course », fêtera cette année sa 10e édition. Walter Bénéteau, vainqueur en 2000 et 2003, en a été le premier héros. Le blond Vendéen retiré des pelotons, c'est le jeune Romain Feillu (25 ans) qui tient aujourd'hui la vedette du Grand Prix. Pas seulement pour son charisme, sa spontanéité ou sa belle gueule de champion. Non, Romain Feillu et Châteaulin c'est ce qu'il convient d'appeler un coup de foudre. Et c'est d'ailleurs comme un éclair qu'il a surgi ces deux dernières années dans la montée du Lycée Saint-Louis où se juge désormais l'arrivée.
« C'est vrai que le parcours n'avantage pas spécialement les sprinters, souligne le coureur natif de Lignières (Loir-et-cher). Après, ce sont les circonstances qui décident. Deux ans de rang, j'ai eu le scénario idéal. Jamais deux sans trois dit-on ! » Cette fois, avec une grosse pancarte de favori sur le dos, Romain Feillu devra jouer les fins stratèges pour combler son public. « Je me suis mis un peu la pression. Trois succès consécutifs, c'est un beau challenge à relever. Pour moi, sur les bords de l'Aulne tous les rêves sont permis. »
Ses raisons d'aimer Châteaulin ? « En 2007, c'était ma toute première victoire chez les pros. En 2008, c'était le point final à six mois de galère suite à une toxoplasmose. » Dans la foulée, Romain Feillu allait connaître les joies du maillot jaune sur le Tour de France. Le 7 juillet 2008, Châteaulin tout entier partageait alors son bonheur.
Plumelec pour « débloquer le moteur »
Cette saison, le sprinter d'Agritubel a ouvert son palmarès sur le Tour de Picardie (2e étape), il a aussi terminé 2e de Paris-Camembert, 2e sur l'Etoile de Bessèges, 3e sur le Critérium International, 3e de la Route Adélie, 7e du Tour du Finistère. « En 35 jours de course, je totalise 17 places dans les dix premiers. Pratiquement un coup sur deux ! » Ça tombe bien, ce week-end il a deux rendez-vous au programme. « Je n'ai pas couru depuis le Tour de Picardie. Ça fera treize jours samedi. Je pense qu'à Plumelec, je manquerai un peu de rythme. Mais, ce sera l'idéal pour débloquer le moteur et, dimanche, je serai au top. »
Et, pour réaliser dans le Finistère l'exploit tant espéré, le vice champion du Monde des espoirs (2006) s'armera d'abord de patience. « Je ne vais pas dévoiler tous mes plans... Mais, s'il y a un regroupement avant le dernier tour, je saurai ce que j'ai à faire. Et mes coéquipiers aussi. » Avis aux autres prétendants à la victoire : avant le dernier virage, avant d'amorcer le sprint final, il conviendra d'avoir lâché Romain Feillu !


Thierry Creux

Ouest-France 29/05/09


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À Châteaulin, Romain Feillu aura aussi des adversaires

Llyod Mondory (2e d'étape sur le Tour de Catalogne) et Jean-Luc Delpech sont en forme. Pour s'imposer à Châteaulin, ils doivent, comme les autres, se débarrasser d'un certain Romain Feillu avant le sprint final.
Boucles de l'Aulne, dimanche. Le public attend un nouvel exploit de Feillu.Au sein du peloton, les concurrents d'Agritubel ne l'entendent pas ainsi.
D'accord, Châteaulin n'est pas un village de montagne et le Ménez-Quélerc'h n'est pas non plus l'Alpe d'Huez. Mais quand même ! Les Boucles de l'Aulne qui se jouent au sprint, c'est un épilogue plutôt inattendu. Répété deux ans de suite, c'est à se poser des questions.
« On pourrait bien sûr durcir encore le parcours, observe Alain Le Gouill, président de l'organisation. Mais il faut tenir compte du fait que la majorité des coureurs a disputé la veille l'épreuve de Plumelec. Nous avons, je crois, trouvé un bon compromis. Les neuf montées de Ménez-Quélerch permettent de décanter un peu le peloton et la sélection définitive se fait sur les cinq petites boucles imposées dans le final. Le spectacle n'en est que plus beau. Et puis, ces deux dernières années, même si l'on a eu le droit à un sprint imposant, on ne va pas se plaindre du résultat. »
Feillu, le Monsieur Com'des Boucles de l'Aulne
Avec Romain Feillu pour vainqueur, les Boucles de l'Aulne ont en effet bénéficié d'une belle promotion. « Quand il a pris le maillot jaune sur le Tour, il nous a fait une sacrée publicité, poursuit Alain Le Gouil. Je serais plutôt ingrat si je ne souhaitais pas qu'il remporte un troisième succès consécutif, dimanche, à Châteaulin. »
Tout acquis à la cause du rapide coureur d'Agitubel, le public verrait également cet exploit d'un bon oeil. Pas les autres concurrents. « S'il vous plaît, ne me mettez pas une trop grosse pancarte dans le dos, confie l'intéressé. Dans l'équipe, des gars comme Nicolas Vogondy, Freddy Bichot ou Nicolas Jalabert auront aussi leur mot à dire. Sans oublier Anthony Ravard, si on arrive encore au sprint. »
Feillu considéré par ses pairs comme « le plus rapide sur une telle arrivée », les cent adversaires d'Agritubel chercheront leur salut dans la fuite. « La course sera très ouverte et très décousue, promet Philippe Dalibard, à la tête de la formation Bretagne-Schuller. Dans une épreuve comme celle-là, quand il n'y a pas l'enjeu d'une Coupe de France ou d'un classement général, tout le monde court après tout le monde. Les victoires chez les pros, il faut aller les chercher. Chez nous, un mec comme Bonsergent n'a toujours pas ouvert son palmarès. À Châteaulin, s'il arrive avec Feillu, il se contentera encore d'une place d'honneur. Idem pour Delpech et les autres. »
« Deux superbes courses ce week-end »
Les autres, parmi les plus crédibles pour conduire à bien l'échappée, se nomment, par exemple, Benoît Vaugrenard, Frédéric Guesdon, Anthony Geslin (Française des Jeux), Nocentini, Mondory (Ag2r), Simon (Besson Chaussures), Blot (Cofidis), Martias (Bbox Bouygues Telecom). Entièrement renouvelée dimanche, l'équipe de Jean-René Bernaudeau peut nourrir des ambitions dans le Finistère. « C'est vrai que certains laisseront des plumes samedi à Plumelec, reprend Philippe Dalibard. Mais attention, Châteaulin peut aussi servir de session de rattrapage pour ceux qui auront une petite revanche à prendre. Moi, je suis sûr qu'il y aura deux superbes courses ce week-end en Bretagne. » Bonne nouvelle : le soleil sera également de la partie.
Départ à 13 h pour 167, 6 km (neuf tours de 15,4 km et cinq tours de 5,8 km) - arrivée prévue vers 17 h (rue Grande).
Ouest-France 30/05/09
Guy Jourdren


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Boucles de l'Aulne à Châteaulin Bouet, le copain de Feillu!


L'équipe Agritubel a réalisé la passe de trois sur les Boucles de l'Aulne, hier après-midi à Châteaulin. Pas avec Romain Feillu, celui que tout le monde attendait, mais avec Maxime Bouet, son jeune coéquipier.

Romain Feillu a encore trouvé le moyen de franchir la ligne d'arrivée des Boucles de l'Aulne avec le sourire en banane, hier après-midi. En tenue de coureur mais sans son vélo, à pied... Contraint de jeter l'éponge (voir par ailleurs) en plein milieu des grandes boucles, le (double) tenant s'est empressé de venir féliciter Maxime Bouet après sa troisième victoire de l'année. Les deux hommes, naturellement, ont alors pris la pose sous les yeux rieurs de Frédéric Mainguenaud, leur patron «Je savais qu'il allait vite au sprint et comme tous les coureurs du groupe de tête étaient complètement cuits, je ne voyais pas comment un gars pouvait finir seul», expliquait celui qui, pour la petite histoire, a embrassé la carrière de directeur sportif sur les bords de l'Aulne.

Huguet en éclaireur

L'abandon de Romain Feillu, leur «leader châteaulinois», n'a pas vraiment démobilisé les coureur d'Agritubel, hier. Pendant que l'ancien Maillot jaune du Tour de France commençait à faire marche-arrière dans l'irrespirable montée de Ménez-Quelerch, son coéquipier Yann Huguet se sentait ainsi pousser des ailes en tête de course et prenait les devants en compagnie de Jérémy Roy (Française des Jeux) et de Maxime Médérél (Auber 93). Les trois hommes, si loin du but, n'allaient évidemment jamais faire illusion mais leur offensive avait le mérite d'essorer - si l'on peut dire- un peu plus le peloton dans la touffeur châteaulinoise.

Dix hommes en tête


A l'entame des cinq petites boucles, ils n'étaient ainsi plus que dix à pouvoir encore succéder à Romain Feillu: le «rescapé» Maxime Médérel (Auber 93), Anthony Roux et Guillaume Levarlet (Française des Jeux), Nicolas Rousseau (AG2R-La Mondiale), le vainqueur du Grand Prix de Plumelec, Jérémie Galland (Besson Chaussures - Sojasun), le deuxième de Plumelec, Mickaël Larpe et Pierre Cazaux (Roubaix - Lille Métropole), Antoine Dalibard et Yann Pivois (Bretagne-Schuller) et Maxime Bouet, l' «Agritubel» de service. Ce dernier, souvent à son avantage sous la chaleur, parvenait alors à prendre la roue des deux coureurs de la Française des Jeux (Roux et Levarlet), flanqué de l'étonnant Mickaël Larpe, à trois tours (15 kilomètres) de la ligne.

La pointe de vitesse de Bouet

A deux sur quatre dans le final, les hommes de Thierry Bricaud jouaient sur du velours dans le final de Châteaulin mais ils n'allaient pas savoir en profiter. Et pendant que Galland et Cazaux revenaient «mourir» sur le groupe de tête, Maxime Bouet ajustait joliment Anthony Roux pour quelques centimètres. En sprinter, à la «Romain Feillu»!


Philippe Priser
1 juin 2009

www.letelegramme.com

# Posté le jeudi 28 mai 2009 10:58

Modifié le lundi 01 juin 2009 14:41